La nouvelle Fiat 500 hybride est là… mais un gros défaut fait débat !

La Fiat 500 revient dans une nouvelle version hybride. Sur le papier, c’est une bonne nouvelle pour celles et ceux qui ne souhaitent pas passer à l’électrique. Mais derrière le design toujours craquant de cette citadine italienne se cache un compromis technique qui fait parler. Alors, que vaut vraiment cette nouvelle Fiat 500 hybride ? Et pourquoi suscite-t-elle tant de débats ?

Une réponse rapide à un échec commercial

La naissance de cette Fiat 500 hybride n’a rien d’un projet longuement mûri. Elle a surtout été conçue en urgence, après l’échec de la version 100 % électrique. Les ventes de cette dernière ont plongé, poussant le groupe Stellantis à réagir vite.

Résultat : l’actuelle Fiat 500 électrique, lancée en 2020, accueille désormais une version essence-hybride. Une décision stratégique pour combler le vide laissé par l’arrêt de la précédente génération thermique à l’été dernier, qui ne répondait plus aux nouvelles normes européennes (GSR 2).

Un moteur moins puissant que par le passé

Pour rendre cette hybridation possible, les ingénieurs ont dû faire avec les moyens du bord. Exit les blocs modernes utilisés dans d’autres modèles du groupe. À la place, c’est un ancien moteur atmosphérique trois-cylindres de 1.0 litre qui fait office de cœur de cette 500 hybride.

Voici ses caractéristiques principales :

  • Moteur : 1.0 Firefly 3 cylindres atmosphérique
  • Puissance : 65 chevaux (contre 70 ch sur l’ancien modèle)
  • Boîte : Manuelle à 6 rapports
  • 0 à 100 km/h : 16,2 secondes
  • Vitesse maximale : 155 km/h
  • Consommation estimée : non communiquée
  • Émissions CO₂ : 120 g/km (malus futur estimé à 310 € à partir de 2026)
À lire :  Nouvelle Kia EV4 : la rivale choc qui menace Peugeot e-308 et Mégane

Le verdict ? Des performances très modestes. Pour un véhicule urbain, cela reste acceptable, mais on est loin des standards actuels, même dans cette catégorie.

Une hybridation… très légère

La technologie utilisée ici pourrait presque passer pour symbolique. Cette Fiat 500 hybride n’intègre qu’un système électrique 12 volts, sans autonomie électrique réelle. Inutile donc d’espérer rouler en tout électrique sur quelques mètres, comme certaines micro-hybrides modernes le permettent.

À noter également : aucune transmission automatique au catalogue, ce qui décevra ceux qui cherchent une conduite plus relax en ville. La boîte manuelle, bien que moderne, freine l’attrait auprès des conducteurs urbains les moins expérimentés.

Un look inchangé et une dotation intéressante

Heureusement, tout n’est pas négatif. La Fiat 500 hybride conserve ce design distinctif qui continue de séduire. Compacte et élégante, elle reste l’une des citadines au look le plus unique du marché automobile.

Son équipement de base est plutôt généreux :

  • Écran tactile : 10,25 pouces avec Android Auto et Apple CarPlay
  • Instrumentation digitale : 7 pouces
  • Climatisation : automatique
  • Démarrage : sans clé
  • Frein de stationnement : électrique
  • Jantes : alliage 16 pouces

De quoi valoriser sa position sur le marché malgré son orientation technique datée. Et un bon point pour les citadins sans accès facile à la recharge, qui souhaitent un petit modèle urbain passe-partout.

Quel prix pour cette Fiat 500 hybride ?

Côté tarif, commençons par la bonne nouvelle : cette version hybride est moins chère que la version électrique. En Italie, elle est proposée à partir de 20 900 €. Une offre susceptible de passer à 18 950 € avec certaines promotions.

À lire :  Seat Ibiza électrique à petit prix : bonne nouvelle ou piège à éviter ?

En France, le tarif pourrait être légèrement inférieur, en raison d’une TVA plus avantageuse. Mais la différence reste limitée : comptez environ 1 000 € d’écart avec la version zéro émission.

Faut-il craquer pour cette 500 hybride ?

La Fiat 500 hybride n’est pas une révolution. C’est un modèle de transition, conçu pour relancer rapidement les ventes sans bouleverser techniquement la gamme. Si ses performances déçoivent, elle conserve néanmoins des atouts :

  • Un design toujours aussi distinctif
  • Une bonne fiabilité moteur (le 1.0 Firefly est bien connu)
  • Un niveau d’équipements généreux dès l’entrée de gamme
  • Pas besoin de borne de recharge grâce au moteur thermique

Mais elle risque d’être boudée par les amateurs de technologie ou les automobilistes plus exigeants côté performances. Surtout que la concurrence, comme la Renault Clio ou la Toyota Yaris, propose des alternatives plus modernes et abouties.

En résumé : une citadine au charme toujours bien présent, mais qui fait le choix de la simplicité plutôt que de l’innovation.

4/5 - (8 votes)
Richard
Richard