Surprise : cette marque étrangère refuse d’imiter la Clio 6 (voici pourquoi)

Alors que beaucoup s’attendaient à une nouvelle Mitsubishi Colt directement inspirée de la future Clio 6, la marque japonaise vient de prendre tout le monde à contre-pied. Un choix stratégique surprenant, mais parfaitement assumé. Voici pourquoi Mitsubishi renonce à copier la Clio 6, contrairement à ce qu’elle avait fait par le passé.

Retour sur une stratégie de duplication bien rodée

Depuis plusieurs années, Mitsubishi s’appuie sur l’Alliance Renault-Nissan pour proposer des modèles adaptés au marché européen. Plutôt que de développer entièrement de nouveaux véhicules, la marque a préféré reprendre des modèles Renault existants en les adaptant légèrement.

Voici quelques exemples concrets de cette stratégie :

  • Mitsubishi ASX : copie quasi identique du Renault Captur
  • Mitsubishi Grandis : dérivé du tout nouveau Renault Symbioz
  • Mitsubishi Eclipse Cross électrique : basé sur le Renault Scénic E-Tech
  • Mitsubishi Colt (2023) : reproduction fidèle de la Renault Clio 5 restylée

Cette stratégie a permis à Mitsubishi de maintenir une présence en Europe sans coûts de développement majeurs. Cependant, elle semble avoir atteint ses limites.

Pourquoi Mitsubishi refuse la Clio 6

À première vue, il aurait été logique que la prochaine Mitsubishi Colt suive la Renault Clio 6, prévue pour le printemps 2026. Pourtant, le constructeur nippon a décidé de ne pas poursuivre ce modèle de duplication.

Takao Kato, président-directeur général de Mitsubishi Motors Corporation, a déclaré que quatre modèles repris de Renault, c’est suffisant. L’entreprise veut désormais se détacher de cette dépendance pour affirmer une identité propre.

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Une volonté affirmée de redevenir un constructeur autonome

Ce choix marque un tournant. Si Mitsubishi a renoué avec l’Europe en s’appuyant sur Renault depuis 2023 — après avoir annoncé son départ du continent en 2020 — elle voit cette période comme une transition uniquement.

En 2020, Mitsubishi avait en effet choisi de concentrer ses efforts sur ses marchés les plus dynamiques : l’Indonésie, l’Afrique et l’Océanie, où les pick-up se vendent en masse. Mais à partir de 2021, revirement stratégique : retour en Europe avec l’aide de Renault.

Mais attention, selon Takao Kato, ce soutien logistique devait rester temporaire. À terme, la marque vise l’indépendance.

Des ambitions fortes pour 2030

Le grand plan de transformation de Mitsubishi ne s’arrête pas là. Pour l’horizon 2030, le constructeur promet une gamme 100 % électrique, développée en interne, reposant sur la technologie 800 V.

Cette technologie permet une recharge ultra rapide, un rendement énergétique optimisé et répond aux normes environnementales les plus strictes d’Europe et d’Asie. Bref, tout ce dont Mitsubishi a besoin pour se relancer sur des bases solides, sans l’ombre d’un autre constructeur dans sa gamme.

Un pari risqué, mais porteur d’identité

En choisissant de ne pas suivre aveuglément Renault avec la Clio 6, Mitsubishi prend un risque. Sortir du confort de la duplication signifie aussi affronter les dures lois du marché européen avec ses propres armes.

Mais c’est aussi un signal fort. La marque aux trois diamants veut redevenir un acteur innovant, qui fait des choix audacieux. Abandonner l’idée d’une nouvelle Colt née de la Clio 6, c’est faire place à de futurs modèles maison, plus originaux, et sans doute plus en phase avec son ADN asiatique.

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Une page se tourne. Reste à voir si l’Europe répondra présente quand Mitsubishi volera à nouveau de ses propres ailes.

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Richard
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